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Умом Россию не понять,
Аршином общим не измерить:
У ней особенная стать -
В Россию можно только верить.

Nul mètre usuel ne la mesure,
Nulle raison ne la conçoit.
La Russie a une stature
Qui ne se livre qu'à la foi.

Fiodor Tiouttchev (1866)

 

 

Да, и такой, моя Россия,
Ты всех краев дороже мне.
А. Блок


Люби Россию, ибо она мать твоя, и ничто в мире не заменит тебе её.
Казачья заповедь

 


Праздники России


 
15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 05:07

 

 
Le peigne en or provenant du tombeau scythe Solokha est l'un des trésors du musée de l'Ermita
ge. Le récit de sa trouvaille durant l'été 1913 par le rejeton d'une illustre famille, Alexis Bobrinski, est assez cocasse. Un texte inédit de 1952 est communiqué par le fils d'Alexis Bobrinski et cité dans Histoires de kourganes. La redécouverte de l'or des Scythes de Véronique Schiltz, collection Découvertes Gallimard, 1991.


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Le jeune comte Alexis Alexeïévitch Bobrinski (1893, St-Pétersbourg - 1971, Londres) accompagne son père, président de la Commission archéologique impériale, pour assister aux fouilles du tumulus Solokha, dans la vallée du Dniepr, près de Nikopol (Ukraine). Les fouilles sont menées par le professeur Nicolas Vesselovski et leur résultat dépasse les plus folles espérances. La sépulture est intacte, c'est celle d'un roi couvert d'or.



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Debout à côté de Vesselovski qui montre le torque en or que portait au cou le défunt, le jeune Bobrinski tient entre les mains la trouvaille la plus extraordinaire faite à Solokha, le peigne en or datant de la fin Ve - début IVe siècle avant J.-C.



"Je restai tout seul au fond de la tombe vide. Un silence de mort régnait alentour. Qu'est-ce qui me retenait encore à cet endroit? A vrai dire, je n'en sais rien. C'était comme si une force invisible me clouait sur place et m'empêchait de partir. Avec ma petite truelle, je grattais sans but l'argile durcie du fond de la tombe, tout en sachant pertinemment qu'elle était maintenant parfaitement vide. Soudain ma truelle heurta quelque chose de dur. Je me mis à creuser plus profond et fis un léger effort de la main: quelque chose se mit à briller et je dégageai sans aucune difficulté l'énorme peigne d'apparat en or du roi scythe avec ses dix-neuf longues dents et son décor d'or coulé qui représentait deux Scythes attaquant avec des glaives un cavalier grec qui les repousse avec une courte pique, un autre cheval percé de coups d'épée gisant à leurs pieds. Stupéfait, je criai de toutes mes forces à mon père: "Reviens vite, j'ai trouvé un peigne..." En réponse j'entends mon père dire "Ne le touche pas, tu vas le briser, ne le touche surtout pas, je te le défends" et moi de crier à mon père: "Comment pourrais-je le briser? Il est lourd, il est en or..." "Ne dis pas de bêtises, cria mon père, les peignes en or, ça n'existe pas, il doit être en os, tu vas le briser, ne le touche pas, j'arrive, attends-moi, je te le demande en grâce!" Une minute plus tard mon père était déjà à genoux à mes côtés et examinait ma trouvaille, qu'aujourd'hui le monde entier connaît. C'était le célèbre peigne en or qui se trouve aujourd'hui à l'Ermitage. Le sort avait voulu que je sois la première personne à le tenir dans mes mains après deux mille trois cents ans de séjour dans la terre. N'est-ce pas l'esprit du roi scythe, désireux de jouer un tour à des savants éminents, qui m'a choisi, pour faire cette découverte, moi le gamin ignorant, à moins que la légendaire sorcière Solokha ne m'ait, par dérision, fourré dans les mains ce trésor?..."


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